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Le traité de Lisbonne crée deux nouvelles fonctions : le président du Conseil européen, élu pour 2 ans ½ renouvelables une fois. Et le Haut représentant à l’action extérieure, couramment appelé « ministre des affaires étrangères »
Sa possible entrée en vigueur du traité le 1er janvier 2010, nécessite de préparer ces nominations. Cela se fera dans le secret des tractations entre Etats. Le « ministre des affaires étrangères » devra toutefois être accepté par le Parlement, puisqu’il sera aussi vice-président de la Commision.
La première difficulté est d’assurer un certain nombre d’équilibres.
- Les petits pays, mais aussi l’Allemagne, se méfient d’un président du Conseil européen qui aurait trop de personnalité et de poids, ce qui renforcerait le Conseil européen et les grands pays face à la Commission. Mais les petits pays ont déjà un des leurs à la présidence de la Commission en la personne du Portugais José Manuel Barroso.
- La majorité des pays plaident pour que les dirigeants fassent partie des pays les plus engagés dans l’Union, surtout membres de l’Euro et de Schengen. Les pays de l’Est non membres de l’Euro, ont par ailleurs un des leurs à la présidence du Parlement : le Polonais Jerzy Buzek.
- Equilibre droite gauche : bien que l’Europe soit majoritairement de droite, la gauche demande un des leurs parmi les dirigeants. Elle aurait reçu l’assurance que si le président du Conseil européen est de droite, le « ministre des affaires étrangères » serait de gauche.
- Répartition hommes-femmes.
Encore faut-il avoir des candidats. Or les hommes politiques européens ne se bousculent pas, ce qui en dit long sur le peu d’envie d’Europe de nos dirigeants.
Le favori dans la course à la présidence du Conseil européen a été longtemps Tony Blair. Il a pour lui d’être mondialement connu. Il peut incarner une présidence forte. Mais ses chances baissent. Il lui est reproché son soutien à la guerre en Irak, et d’appartenir à un pays qui n’adhère ni à l’Euro, ni à Schengen, ni à la Charte des droits fondamentaux. D’autre part l’Allemagne et les petits pays veulent une présidence modeste.
Jean Claude Junker, actuel président de l’Eurogroupe, est un bon candidat, mais critiqué pour sa gestion mole de la crise financière.
Felipe Gonzalez, ancien premier ministre espagnol, est connu mais ne parait pas très intéressé.
Guy Verhofstadt, qui aurait été président de la commission en 2004 si les Anglais ne s’y étaient opposés, risque d’être encore jugé trop fédéraliste.
Pascal Lamy, actuel dirigent de l’OMC et ancien bras droit de Jacques Delors à la Commission, est le préféré des Think-Tank.
Herman Van Rompuy, belge, Matti Vanhanen, finlandais, sont moins connus de même que Jan Peter Balkenende, néerlandais, qui semble soutenu par l’Allemagne et les petits pays.
Deux femme sont en lice : Mary Robison, ancienne présidente d’Irlande, et Dalia Grybauskaitè, présidente de Lituanie..
Pour le ministre des affaires étrangères, sont évoqués les noms de Javier Solana, actuel représentant de l’Union pour la politique étrangère, Frank-Walter Steinmeier, Chris Patten, Joska Fisher, Michel Barnier.
Espérons que le premier président du Conseil européen ne sera pas un homme choisi pour ne pas déranger les chefs d’Etats. Après le choix de Barroso, fait pour les mêmes raisons, nous aurions alors une Europe sans leader fort et sans impulsion politique pour aller de l’avant.
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Sources: Europe-midi (Mouvement européen France), Euractiv, Agence Europe, Fondation Robert Schman, Oui à l'Europe, Sinople, presse quotidienne et hebdomadaire dont Le monde et Courrier
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L'auteur de la scutpture "L'Europe" est Bernard Vié link