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28 juillet 2014 1 28 /07 /juillet /2014 15:24

Septembre 2014

Les élections de mai 2014 n’ont pas permis un changement de majorité au Parlement européen. On constate une érosion de PPE (conservateurs) qui reste la principale formation avec 28% des sièges mais aussi des libéraux, 9%, et des verts 7%. Le parti S&D (socio-démocrates) recule également mais dans une moindre mesure avec 25% des sièges. Progressent la Gauche européenne (gauche radicale) 6% et surtout les anti-européens de droite qui atteignent 26% des sièges. C’est au total une progression sensible des eurosceptiques et une relative stabilité dans les rapports de forces entre partis politiques de gouvernement.

Les conséquences principales de cette élection portent sur l’élection du président de la Commission européenne et sur les orientations de la politique économique  en Europe.

 

Claude Junker, tête de liste des conservateurs, a obtenu plus de députés que Martin Schulz, tête de liste des socio-démocrates. Logiquement, et à la demande de l’ensemble des têtes de listes, il a été désigné par le Conseil européen (les chefs d’Etats et de gouvernements),  puis élu par le Parlement à la tête  de la Commission européenne. Alors que les chefs d’Etats ont pu jusqu’alors, désigner à leur convenance le président de la Commission, ils ont dû accepter  cette fois-ci le candidat arrivé en tête aux élections européennes. C’est un progrès politique : le Parlement gagne en influence. L’Europe gagne en démocratie.

 

Le nouveau Parlement s’organise. Un effet paradoxal de la montée des eurosceptiques et des europhobes est de pousser les partis pro-européens à se rassembler. Un accord de gouvernement a été passé entre les trois principales forces politiques (Parti populaire européen, libéraux et socio-démocrates) qui assure une majorité stable au parlement. Cette majorité pourra être renforcée, selon les textes à adopter, par les groupes de Verts et/ou celui de la Gauche européenne, qui n’est pas anti-européenne.

Autre résultat des élections : un affaiblissement très important de la France qui a envoyé, sur 74 députés, 24 Front national. Ce sont autant de postes «stérilisés» puisque le parti de Marine Le Pen ne siège dans aucun groupe parlementaire. Mécaniquement, les Français sont affaiblis au sein du PPE et du S&D. Le résultat est que le PS n’aura aucune présidence de commission et l’UMP est relégué à la commission pêche.

Une négociation s’est engagée entre droite et gauche, impliquant le nouveau président de la Commission, le Conseil européen et le Parlement. Les résultats seront un compromis entre droite et gauche, petits et grands pays, de l’euro et hors euro, du sud et du nord de l’Union.

Le premier temps de ces négociations a été la désignation des grands dirigeants de l’Union : le président du Conseil qui sera Donald Tusk, ancien premier ministre conservateur de Pologne et la « Ministre des affaires extérieures », Frédérica Mogherini, social-démocrate italienne. La Commission a été ensuite constituée par son président, parmi les commissaires proposés par les gouvernements.

Ensuite viendra la définition des priorités d’actions de l’Union pour les années à venir.

Les orientations de politique économique seront-elles infléchies ? Si les majorités au Conseil européen  et au Parlement restent de droite, les rapports de forces ont changé. Les pays dirigés à gauche, emmenés par la France et l’Italie, demandent un assouplissement de la rigueur et une relance par l’investissement. Contre l’avis de l’Allemagne, mais avec le soutien des socio-démocrates allemands, ils pourraient obtenir gain de cause. La composition tout récemment annoncée de la Commission et le volontarisme apparent de Jean-Claude Junker sont des signes encourageants.

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Published by François Vié - dans Institutions européennes
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