Vendredi 28 mars 2008
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Aujourd’hui nous parlons de l’Europe face aux enjeux mondiaux
L’Europe peut-elle agir sur le monde ?
A quel enjeux doit-elle faire face ?
A-t-elle une vocation particulière ?
L’Europe peut-elle agir sur le
monde ?
François Vié
Oui l’Europe a des moyens. rappelons-les
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La politique commerciale commune qui lui permet de défendre ses entreprises , de passer des accords commerciaux, mais qui pourrait
lui permettre de défendre à l’OMC des clauses favorables aux pays pauvres.
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L’Euro qui devient une monnaie majeure de transactions commerciales et de réserves
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Les politiques de l’environnement (rappelons-nous que ce sont les européens qui ont été les principaux promoteurs de Kyoto) de la
pêche, des transports, de la recherche.
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L’aide au développement. L'Union européenne - Etats membres et Communauté confondus - fournit 55% du total mondial de l'aide publique au développement, ce qui en fait de loin le premier bailleur de
fonds aux pays en développement.
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La politique extérieure et de sécurité commune. elle n’en est qu’à ses débuts mais l’Europe s’implique dans des actions civiles ou
militaires de gestion de crises ou de maintien de la paix en Bosnie, au Congo, en Macédoine, en Irak, en Palestine, en Indonésie, en Géorgie.
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L’influence de ses membres dans les domaines de la culture, des droits de l’homme. Les européens ont été les principaux défenseurs
de la Convention de l’UNESCO sur la diversité culturelle, du Tribunal pénal international.
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La présence des européens dans les organisations internationales : Deux sièges permanents au Conseil de sécurité des Nations
Unies ; Si les pays européens se réunissaient au sein du Conseil du FMI, ils auraient la plus forte contribution et les plus influents.
L’Europe est donc présente, même si ses désaccords internes l’empêchent d’avoir un rôle de puissance. Rappelons qu’elle serai plus
forte avec les dispositions prévues par le Traité Constitutionnel Européen : présidence permanente, ministre des affaires étrangères, personnalité juridique de l’Union, politique extérieure
et de sécurité renforcées, coopération renforcée dans le domaine de la défense.
Paul Masson
A quel enjeux doit-elle faire
face ?
François Vié
On peux mentionner les plus importants :
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Le réchauffement climatique : C’est probablement une des prochaine nouvelles compétences de l’Union. L’Europe a mis en place
son marché des doits d’émission. Le Conseil européen a pris des engagements forts de réduction des émissions de gaz à effet de serre. L’enjeux maintenant est de négocier l’après-Kyoto.
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L’énergie, et plus largement hausse des matières première. Le réchauffement mais aussi les menaces sur les approvisionnements
énergétiques imposent à l’Europe d’avoir une politique commune.
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Bouleversement de la donne économique mondiale. Le réveil de la Chine et de l’Inde bousculent déjà le commerce mondial. Dans 50 ans
la Chine sera la deuxième puissance économique derrière les Etats Unis.
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La démographie et les inégalités de développement. Entre 2000 et 2050 la population de l’Afrique va plus que doubler et celle de
l’Europe va diminuer. La pression migratoire sera forte entre le sud et le nord de la Méditerranée. Par ailleurs l’immigration sera nécessaire à l’Europe pour des raisons économiques. Ce qui
pose les questions du développement des pays pauvres, des politiques d’immigration et d’asile et de l’évolution de nos sociétés plus multiculturelles qu’aujourd’hui.
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L’eau : L’Europe n’est pas la plus menacée par de manque d’eau mais les conflits pour l’eau surgiront en méditerranée et en
Afrique, c’est à dire aux frontière de l’Europe.
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Les risques monétaires : les déficits permanents américains, les réserves croissantes de la Chine font courir des risques à
l’économie mondiale. Les politiques de change sur les grandes monnaies mondiales ont des conséquences directes sur nos économies.
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La paix : le terrorisme, la prolifération nucléaire, les conflits liés au sous-développement, à l’eau, à la terre, aux
nationalismes.
Au-delà de ces enjeux thématiques, il faut rappeler deux questions de fond :
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quelle gouvernance mondiale faut-il mettre en place ?
-
comment encadrer le fonctyionnement de l’économie et éliminer les effets pervers d’une économie mondialisée.
Ce ne sont pas les pays européens pris isolément qui y feront face, surtout si l’on considère leur inévitable recul relatifs en termes
démographiques et économique.
Paul Masson
L’Europe a-t-elle une vocation
particulière ?
François Vié
On peut le penser en se référant par exemple à ce que décrit Jerémy Rifkin dans son livre « le Rêve européen » ou il fait un
parallèle avec le rêve américain.
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une culture de la qualité de la vie par opposition à l’accumulation de richesses.
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une place importante apportée aux biens communs et aux solidarités envers les plus fragile, contraire au gout de la réussite
individuelle.
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une association volontaire d’états à l’opposé des logiques d’empire dominé par un centre.
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la résolution des conflits par la prévention et le droit plutôt que par la force.
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une la recherche d’un monde multipolaire et régulé de préférence à une puissance hégémonique.
Mais ce modèle tarde à s’imposer et il pourrait être pris de vitesse par l’accélération de la compétition internationale, la perte
inévitable de poids démographique et économique de l’Europe, l’apparition de modèles concurrents dans les pays émergeants, la résurgence des nationalismes y compris au sein de l’Europe.
Si l’Europe compter et imprimer sa marque, la relance de sa construction devient une urgence.
Paul Masson
Demain nous avons prévus d’échanger sur le thème
* Comment sortir de la crise