Partager l'article ! Elections européennes: plus de politique ?: Les déboires du Traité constitutionnel européen, devenu traité de Lisbonne, illustrent ...
Les déboires du Traité constitutionnel européen, devenu traité de Lisbonne, illustrent une désaffection des citoyens pour le projet européen. L’utilité de l’Europe est reconnue, mais elle est jugée lointaine, inefficace à résoudre les difficultés quotidiennes des citoyens, voire peu démocratique.
Dans se contexte, comment intéresser les européens aux élections européennes de 2009 ?
La réponse est probablement que ces élections soient l’occasion de vrais débats sur les enjeux de la construction européenne, les défis à venir, les politiques à conduire ; que les candidats en présence soient porteurs de projets clairs et différentiés ; que le débat sur les questions européennes soit largement porté par les médias.
La fondation Madariaga suggère d’établir un lien direct entre l’élection des parlementaires européens et la désignation du président de la commission. C’est à dire que la campagne porte simultanément sur les choix de politique européennes et sur le nom de celui qui sera appelé à la mettre en œuvre. C’est une idée qui était défendue en son temps par Jacques Delors, et qui est présente, de façon atténuée, dans le traité de Lisbonne. Celui-ci prévoit que le président de la Commission est élu par le Parlement, sur proposition du Conseil qui doit tenir compte des résultats des élections.
Qu’en sera-t-il pour les élections de 2009 ? Est-il possible que les partis fassent une campagne réellement européenne ? ont-t-il un chacun candidat au poste de président de la Commission ?
Patrick Devedjian secrétaire général de l’UMP a annoncé que le groupe parlementaire européen auquel son parti appartient (le PPE-DE) élaborerait un programme véritablement européen et qui servirait de base à la même campagne dans les 27 pays européens. « Nous aurons réussi notre campagne si nos électeurs ont le sentiment de voter, pas pour l’UMP mais pour le PPE »
Les verts vont élaborer un « Manifeste des Verts européens » qui sera la base des campagnes nationales.
Les autres partis européens, dont le Parti socialiste européen auront leur probablement programme électoral.
Reste que derrière les intentions affichées, les partis nationaux doivent rompre avec leur habitude de transformer les élections européennes en scrutin national.
En ce qui concerne les candidats à la présidence de la Commission, Nicolas Sarkosy soutient ouvertement José Manuel Baroso, actuel président de la commission qui s’est illustré par sa pratique de dérégulation, d’une législation minimum et de soumission aux vœux des chefs d’Etats.
Malheureusement, les candidats de gauche ou authentiquement soucieux de construire une Europe politique à la hauteur des enjeux de la mondialisation, se font attendre.
Il faut aussi que les médias soient mobilisés. Pourquoi ne pas organiser un cycle de débats thématiques sur les chaînes de télévision généraliste, à une heure de grande écoute, sur des sujets européen, avec des participants issus de divers pays européens ? Les sujets ne manquent pas qui peuvent intéresser les citoyens : crise financière, mondialisation économique, environnement, énergie, migrations, Europe sociale, agriculture…
Il est urgent que chaque parti fasse apparaître sans tarder un projet mobilisateur et désigne le Président de la commission qu’il souhaite pour la mettre en œuvre, si l’on veut intéresser les européens aux élections et les réconcilier ave l’Europe politique
Les chroniques, hebdomadaires, sont diffusées sur radio Pfm, radio associative arrageoise, 99.9
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Elles sont à disposition des radios associatives qui souhaitent les programmer et en font la demande.
Sources: Europe-midi (Mouvement européen France), Euractiv, Agence Europe, Fondation Robert Schman, Oui à l'Europe, Sinople, presse quotidienne et hebdomadaire dont Le monde et Courrier
international...
L'auteur de la scutpture "L'Europe" est Bernard Vié link